Les univers que j’aime, mes influences

Chaque artiste possède dans un coin de sa création, des auteurs, des écrivains, des dessinateurs, des musiciens, et des voix. Le miennes sont nombreuses, souvent féminines. La liste déborde et je présente par avance mes excuses à celles et ceux que j’aurai pas citer.

Influences et univers artistiques

Ma création se nourrit d’une culture artistique volontairement ouverte, où se rencontrent la littérature, la bande dessinée, le cinéma, la musique, la peinture, la photographie, la mode, l’histoire et les voyages. La diversité et le recherche permanente de découvertes nourrissent cette culture.

Je n’ai jamais considéré ces disciplines comme des territoires séparés. Une lecture peut faire naître un dessin, une photographie inspirer une chanson, une exposition devenir le point de départ d’une collection de mode, un paysage traversé en voyage se transformer en récit.

La littérature et l’histoire occupent une place essentielle dans mon parcours. Ma passion pour l’histoire puis mon expérience d’enseignant d’histoire-géographie, enfin celle de chef d’établissement, a profondément nourri mon rapport aux textes, à la transmission et aux sociétés humaines. Albert Camus, notamment à travers la figure de son instituteur Louis Germain, Romain Gary pour le parcours d’un homme venu d’ailleurs représentent pour moi ce lien entre la littérature, l’école et l’émancipation. Les romans, les récits de voyage, les biographies, les mythologies et les civilisations anciennes constituent également un vaste réservoir d’imagination.

La bande dessinée et les arts graphiques m’attirent par leur capacité à raconter sans tout expliquer. J’aime le dessin qui suggère, les personnages immédiatement reconnaissables, la force d’un cadrage, les silences entre deux cases, l’humour et l’absurde. L’univers graphique d’Hugo Pratt, mon enfance accompagnée par Pif Gadget, Tintin, Astérix et bien d’autres encore, le rapport entre le trait et la couleur, les atmosphères de roman graphique, mais aussi la géométrie et les compositions de Mondrian nourrissent mon intérêt pour des langages visuels très différents. Mes créations peuvent ainsi passer du dessin poétique à la satire, du noir et blanc à des compositions vivement colorées.

Le cinéma influence ma manière d’imaginer une scène. J’aime les cadrages précis, les décors qui racontent quelque chose des personnages, les mouvements de caméra imaginaires, les contrastes entre la gravité et le burlesque. L’esthétique de Wes Anderson, avec sa symétrie, son sens du détail et son humour décalé, constitue notamment une référence pour certaines de mes bandes dessinées. Mais mon goût du cinéma dépasse largement une esthétique particulière : il traverse aussi les récits intimistes, le voyage, la comédie et les atmosphères musicales.

La musique est un autre territoire de rencontres. La chanson française, de Brel, Brassens, Piaf, – j’en oublie tant d’autres- Francis Cabrel à Jean-Jacques Goldman, de Raphaël à Renan Luce et Julien Doré, côtoie dans mes écoutes la soul américaine, la pop britannique, le rock mélodique et les sonorités électroniques. Toto, Dionne Warwick, Lana Del Rey ou Taylor Swift appartiennent à ces univers musicaux que j’explore pour leurs mélodies, leurs arrangements, leurs atmosphères ou leurs manières de faire entendre une voix. J’aime aussi découvrir des instruments, des rythmes et des traditions venus d’ailleurs, notamment des cultures méditerranéennes, égyptiennes et asiatiques.

La mode représente pour moi une autre forme de narration. Elle permet de réfléchir aux silhouettes, aux matières, aux couleurs, aux époques et aux représentations du féminin et du masculin. Saint Laurent, Lacroix, Dior et chaque jour lorsque je lis « Elle » ou regarde les vitrines nourrissent mon imagination. Le cinéma, les expositions, les œuvres de femmes artistes, les paysages et les voyages peuvent devenir les points de départ d’une collection. Mon travail cherche à faire dialoguer l’élégance, la liberté des corps, les influences historiques et une sensibilité féministe.

La photographie, la peinture et les voyages prolongent ce regard. Je suis sensible aux architectures, aux visages, aux rues, aux paysages ordinaires comme aux lieux chargés d’histoire. L’Égypte, la Malaisie, Paris, New York, l’Italie, l’Autriche , l’Amérique du Sud et bien d’autres espaces traversent mes créations. Malacca, Langkawi, les temples, les musées, les gares et les villes ne sont pas seulement des décors : ce sont des lieux de mémoire, de rencontres et d’imagination.

Les cultures malaisienne, indienne, chinoise et portugaise, rencontrées récemment, notamment en Asie du Sud-Est, m’intéressent par leurs croisements historiques, leurs traditions musicales, leurs architectures et leurs expressions artistiques.

Je ne cherche pas à reproduire les œuvres des artistes que j’admire. Je souhaite apprendre d’eux, comprendre leurs démarches, découvrir leurs univers et développer progressivement mon propre langage.

C’est sans doute ce qui relie mes romans, mes chansons, mes bandes dessinées, mes photographies et mes collections graphiques : une curiosité pour les êtres humains, leurs histoires, leurs cultures et les multiples façons de les raconter.

Sampzon Production est né de cette conviction : une même imagination peut emprunter plusieurs chemins, sans avoir à choisir définitivement entre les arts.